Science Pédagogie

Le béhaviorisme : définition, avantages et principes

Le béhaviorisme vient de la tradition anglo-saxonne de la philosophie empiriste. Ses ancêtres sont : John Locke, David Hume. Il se développe aux États-Unis entre le début du XXe siècle et les années 1960. Ses principaux penseurs sont Pavlov, Watson, Guthrie, Skinner et Gagné.

Le béhaviorisme se veut une psychologie scientifique fondée sur l’observation et l’expérimentation empiriques des phénomènes comportementaux.

Les êtres vivants apprennent en fonction des conséquences de leurs actions: leurs comportements sont soit renforcés soit non récompensés par l’environnement.

Apprendre, c’est donc modifier un comportement (une réponse) en fonction des réactions qu’il engendre. Plus un comportement est renforcé, plus il tend à se répéter. Donc, qu’est ce que le béhaviorisme? Et quels sont ses principes?

Qu’est-ce que le béhaviorisme ?

Le béhaviorisme a toujours eu un statut un peu particulier en éducation. Dans ce courant, toute intervention éducative, psychologique ou sociale se fonde sur des données mesurables et quantifiables obtenues grâce à des études qui respectent les principes de la méthode scientifique.

Le béhaviorisme est une approche qui propose une science appliquée de l’enseignement, comme la biologie propose une science appliquée de la médecine, par exemple. Skinner, dans La révolution scientifique de l’enseignement, remet en cause les pratiques d’enseignement ou l’élève est passif devant une enseignante qui communique son savoir.

De nombreux modèles d’enseignement issus du courant béhavioriste sont actuellement en vigueur dans plusieurs pays, particulièrement dans les pays anglo-saxons. Ces modèles d’enseignement accordent une importance capitale à l’impact mesurable d’un enseignement de qualité supérieure.

Les pédagogues béhavioristes contemporains prônent, au nom d’une meilleure formation des citoyens, la nécessité d’une application massive de la science de l’enseignement qui remplacerait les aléas d’un art de l’enseignement.

La pédagogie béhavioriste et les modèles d’enseignement

La pédagogie béhavioriste met de l’avant des modèles d’enseignement, qui comprennent l’enseignement programme , le tutorat systématique et le programme START, l’enseignement de précision, l’enseignement personnalise et la pédagogie de la maîtrise , ainsi que l’enseignement direct.

 Au sens strict, le terme ≪béhaviorisme≫ ou ≪comportementalisme≫ désigne la philosophie de la science qui étudie les interactions de l’individu avec l’environnement. On ne doit pas le confondre avec la modification du comportement et l’analyse appliquée du comportement, qui sont des disciplines qui découlent du béhaviorisme.

L’analyse appliquée du comportement, utilisée dans plusieurs champs comme la psychologie, l’éducation et la sociologie, concerne les applications des théories béhavioristes. Ainsi, le béhaviorisme contribue depuis longtemps aux domaines de l’enseignement et de l’apprentissage au moyen de la recherche appliquée et de l’intervention.

Cependant, les enseignantes ne connaissent que les rudiments de la modification du comportement, utilisée pour la gestion de classe. Elles maîtrisent généralement peu les théories béhavioristes de l’apprentissage et les modèles d’enseignement béhavioristes, qui ne figurent habituellement pas au programme de formation des enseignantes.

Les principes du béhaviorisme

S’il est vrai que les grands modèles théoriques ont éclaté dans les dernières décennies, ce sont les approches mentalistes qui dominent dans les programmes de formation des enseignantes et des pédagogues. Or, le courant béhavioriste radical se situe à l’opposé même du courant mentaliste.

Le mentalisme est l’appellation philosophique des approches qui postulent qu’une dimension interne mentale se distingue de la dimension comportementale, et que cette dimension mentale cause directement l’effet comportemental ou agit comme médiatrice des comportements.

Une enseignante mentaliste croit qu’il faut nécessairement changer ce qui se passe dans la tête de l’apprenant pour qu’il produise la réponse attendue. Une enseignante béhavioriste, pour sa part, ne croit pas que ce soit utile, puisque la pensée de l’élève n’a pas préséance sur ses autres comportements.

Le béhaviorisme diffère des autres modèles éducatifs puisqu’il juge contre-productif de chercher les causes des comportements ailleurs que dans les influences biologiques ou environnementales. Le courant béhavioriste fait parfois l’objet de critiques virulentes à cause de son radicalisme, qui rompt avec les fondements philosophiques partages par les autres courants, et aussi à cause du style provocateur de Skinner qui alimente la polémique. Son cas est semblable à celui de Darwin, qui a eu à combattre la fureur de ceux qui s’opposaient à sa théorie de l’évolution, qui explique la création de la vie par des faits strictement biologiques, sans avoir recours à un être suprême.

théorie de skinner

De la même façon, un siècle plus tard, on accepte mal que Skinner affirme que l’apprentissage humain se produit sans la participation d’entités telles que la conscience, l’esprit, le libre arbitre, l’autodétermination, le schème, l’unité de traitement central de l’information, etc. Pourtant, ces entités ne sont pas des causes possibles des comportements selon les béhavioristes.

Les phénomènes que ces entités révèlent (comme la perception, l’attention, la rétention, la prise de décision, le raisonnement ou la résolution de problème) peuvent certes être pris en considération dans une analyse scientifique du comportement. Mais ce sont d’autres comportements à expliquer par leur relation à l’environnement, simplement dit.

Pour les béhavioristes, c’est une quête vaine que de recourir à de telles variables internes de la personne pour expliquer ses comportements. En d’autres mots, ces variables sont des causes fictives dont les effets ne peuvent pas être démontrés.

Les béhavioristes, la pensée ou la cognition

Le béhaviorisme est le seul courant qui tente de rendre compte des phénomènes relies à l’enseignement et a l’apprentissage en se basant seulement sur des données matérielles observables. En ce sens, le béhaviorisme se rapproche des sciences naturelles. Contrairement à une croyance répandue, le béhaviorisme radical ne nie aucunement l’existence de la pensée ou de la cognition ni des émotions ou du domaine socio-affectif. Il ne minimise pas non plus l’intérêt d’étudier ces facettes. Ce qu’il remet en question a trait au rôle causal ou déterminant que l’on attribue aux entités immatérielles internes de la personne.

Si beaucoup d’enseignantes expliquent intuitivement la conduite de leurs élèves par leur pensée ou leur réflexion, les éducatrices béhavioristes n’accordent pas un rôle si spécial aux facultés dites supérieures.

Pour les béhavioristes, la pensée ou la cognition se définit comme un ensemble de comportements internes. Selon eux, l’apprentissage de la cognition s’explique de la même façon que les comportements externes (gestuels ou verbaux). Ainsi, les béhavioristes admettent qu’une action puisse être planifiée, comme un exposé que l’on prépare mentalement. Mais les comportements de planification (privés internes) tout comme les comportements de communication (publics externes) s’expliquent par les mêmes processus d’apprentissage opérant.

L’influence de béhaviorisme sur l’apprentissage

Du point de vue de la science, pour influer de manière significative sur l’apprentissage, il importe de connaitre ses causes et d’agir sur elles. Les béhavioristes situent la cause du comportement dans la relation fonctionnelle entre le comportement et l’environnement dans le processus de renforcement. Autrement dit, là où l’on peut intervenir dans l’enseignement, c’est sur les événements de la classe plutôt que sur ce qui pourrait se passer dans la tête des apprenants, dans leurs motivations ou leurs intentions.

Plusieurs types de renforçateurs existent. Il y a des renforçateurs matériels (une récompense monétaire ou une friandise), sociaux (le sourire de l’enseignante ou le pouce levé symbolisant la réussite) et aussi des renforçateurs liés à la tâche, c’est-à- dire ceux qui sont intrinsèques au comportement (et non à la personne) puisqu’ils en font partie intégrante. Par exemple, lire un roman ou jouer du violon sont des comportements qui peuvent être gratifiants par eux-mêmes : on peut apprécier un texte en le lisant ou apprécier la musique en la produisant.

Approche cognitiviste : application aux sciences de l’éducation et l’enseignement

Dans le courant béhavioriste, l’enseignement se voit comme une science appliquée et l’enseignante est une observatrice et une expérimentatrice. Elle a donc des affinités avec la scientifique professionnelle, le médecin ou le psychologue, par exemple.

L’enseignante doit non seulement intervenir en utilisant des méthodes d’enseignement éprouvées (evidence-based, teaching), mais aussi les mettre elle-même à l’épreuve dans sa classe, particulièrement lorsque les élèves rencontrent des difficultés. Elle doit donc apprendre à faire des observations de façon systématique, à colliger des mesures et surtout à réguler son enseignement en fonction des apprentissages des élèves. Puisque du point de vue béhavioriste l’apprentissage se définit dans les faits comme un changement de la fréquence du comportement qui augmente ou diminue, c’est cette fréquence qui devient la mesure centrale et privilégiée à recueillir.

Pour réguler son enseignement et le rendre plus efficace, l’enseignante doit déterminer la dynamique des séquences de l’apprentissage et obtenir la mesure exacte des acquisitions des élèves. L’enseignante béhavioriste se voit comme une expérimentatrice de l’enseignement puisqu’elle peut mettre à l’épreuve sa pratique et en évaluer rapidement et rigoureusement l’impact sur l’apprentissage des élèves.

Tout comme la scientifique, elle manipule systématiquement une variable, identifiée précisément chez quelques élèves ou un seul. Garon et Theoret justifient la mise en place d’une intervention béhavioriste dans des classes du primaire afin d’augmenter l’effort des élèves en mathématique et en français.

C’est l’approche qui a mis en valeur l’analyse visuelle des données quantitatives du comportement sur un graphique, qui est un outil précieux pour l’enseignement ou la recherche. C’est par le simple examen de la variation dans la fréquence du comportement de l’élève, en réaction aux modifications d’un aspect de l’enseignement, que la méthode expérimentale des cas uniques devient pertinente pour l’enseignante, qui obtient ainsi l’information suffisante pour moduler son intervention éducative.

Théorie cognitiviste : conception de l’apprentissage.

Un apprentissage

Un apprentissage peut survenir de façon accidentelle ou encore peut se faire dans le cadre d’évènements organisés intentionnellement à cet effet. Les apprentissages surviennent tout au long de la vie, de la période prénatale jusqu’à la mort. Ils surviennent tout naturellement et parfois en une seule occasion.

Bien que chaque individu ait son histoire personnelle en matière d’apprentissages, la fréquentation scolaire impose une très grande part d’apprentissages planifiés et organisés par les enseignants.

Pour cette raison même, les béhavioristes estiment que l’efficacité du système éducatif doit primer. L’enseignant, qu’il s’agisse du parent ou de l’enseignante, se voit par les béhavioristes comme ayant une influence majeure sur l’apprenant. C’est l’organisateur des événements qui déterminent les apprentissages de l’élève.

L’enseignement doit s’ajuster à l’apprentissage de l’élève. C’est-à-dire qu’il doit être adapté en fonction des changements qui surviennent dans son comportement. Il va sans dire que dans la conception béhavioriste, l’élève doit agir pour apprendre.

Le comportement

Le comportement est un phénomène naturel. Il se définit comme une manifestation des gestes, des paroles, des émotions et des pensées d’un être humain.

Dans le courant béhavioriste, un comportement doit être observable et mesurable. C’est l’observateur externe ou encore un individu peut rapporter son comportement interne (inaccessible aux autres). C’est-à-dire celui qui peut décrire ses réflexions ou ses émotions.

Comment on apprend selon les béhavioristes ?

Selon le courant béhavioriste, l’apprentissage peut se faire de deux manières différentes :

  • Le conditionnement répondant (aussi appeler ≪ conditionnement classique ≫, ≪ apprentissage pavlovien ≫ ou ≪ conditionnement de type I≫).
  • Et le conditionnement opérant (également appeler ≪ conditionnement instrumental ≫, ≪ apprentissage skinnerien ≫ ou ≪ conditionnement de type II ≫).

Le conditionnement répondant ne requiert pas que l’individu soit actif. Il implique les réflexes conditionnés par l’intermédiaire du système nerveux autonome. Ce conditionnement s’intéresse à l’apprentissage. Ce dernier résulte de l’association de stimuli (stimulus conditionnel, stimulus inconditionnel). cette association vient déclencher une réponse conditionnelle à un réflexe (réponse conditionnelle, réponse inconditionnelle).

La séance de repos qui a lieu en après-midi à l’éducation préscolaire peut servir à illustrer le conditionnement répondant. Au premier niveau de conditionnement simple, l’élève se retrouve dans la classe ou l’enseignante annonce la séance de repos (stimulus conditionnel), associée à la pénombre (stimulus inconditionnel).

Il relaxe ses membres (réponse conditionnelle), une réponse associée au bien-être de s’assoupir pour diminuer la fatigue(réponse inconditionnelle). Le conditionnement répondant de second niveau peut s’illustrer comme suit. Lorsqu’on aperçoit les coussins de l’aire de repos, l’élève a l’impression de percevoir la pénombre et ressent le bien-être de la relaxation.

L’apprentissage par conditionnement répondant

 C’est un apprentissage involontaire, n’est pas aussi simple que l’on pourrait le penser à première vue. Ce type de conditionnement n’explique cependant qu’une certaine partie de nos conduites acquises, surtout celles du domaine émotif.

Le conditionnement opérant

C’est responsable de l’apprentissage d’un plus vaste répertoire de conduites. Dans ce type de conditionnement, l’activité du sujet est au cœur de ses apprentissages. Tout simplement, car a priori c’est l’action de l’individu (qui opère sur son environnement par l’intermédiaire de son système nerveux central) qui permet une réaction de l’environnement.

Tout comme le processus de sélection des caractères adaptatifs d’une espèce est déterminé par les caractéristiques de l’environnement. Le processus de sélection d’un comportement chez un individu est déterminé par les conséquences que ce comportement aura sur l’environnement :

le comportement ne survient jamais dans le vide. Ainsi, un comportement de l’élève neutre au départ, comme s’asseoir en tailleur sur une chaise en classe, peut provoquer une réaction de l’environnement . Par exemple, l’enseignante peut lui faire une remarque du type ≪assieds-toi correctement≫; Cela diminuera peut-être la probabilité qu’il s’assoie de nouveau de cette manière.

Un tel comportement peut aussi provoquer une réaction d’imitation par les pairs, qui s’assoiront eux aussi en tailleur. Ce qui pourrait augmenter la probabilité que l’élève s’assoie de nouveau de cette manière. Le comportement que l’élève adoptera dans le futur en ce qui concerne sa manière de s’asseoir dépendra des réactions de l’environnement. Soit des réactions qui punissent ou qui renforcent ce comportement.

Le simple fait qu’une enseignante lui permette de s’asseoir de cette manière devient un signal de renforcement. Etre imité par ses pairs. À l’inverse, le fait d’apercevoir l’enseignante qui lui interdit de s’asseoir de cette façon sera un signal de punition. Se faire adresser un reproche.

Lorsque la conduite n’a pas encore été conditionnée par l’environnement, elle est pour ainsi dire soumise à toutes les réactions possibles de l’environnement. C’est par cette sélection qu’effectue l’environnement que les comportements s’intègrent peu à peu au répertoire de l’individu.

Un ≪opérant≫

Un ≪opérant≫ se définit comme un ensemble de comportements d’un individu. Et malgré des formes relativement différentes, se contrôlent par les mêmes conséquences (qui peuvent être aussi de formes différentes). Par exemple, un élève peut attirer l’attention de son enseignante par un mot, un geste. Ou par un bruit que certains signaux de l’environnement, le questionnement à la volée par exemple, encouragent. Ou au contraire, ils découragent selon la réaction de l’enseignante. Lorsque la fréquence d’un comportement augmente, c’est qu’il s’associe à une conséquence positive telle qu’une rétroaction précise et chaleureuse.

Lorsque la fréquence d’un comportement diminue, c’est qu’il est associé à une conséquence punitive telle qu’une remarque sarcastique. Ou encore l’absence totale de réaction, qui donnera lieu à la disparition du comportement. Il est erroné de penser que le conditionnement opérant n’implique que le stimulus et la réponse.

Le conditionnement opérant

Le conditionnement opérant met en jeu trois concepts dans un processus en trois temps. C’est la relation dynamique entre ce qui précède immédiatement le comportement (antécédent), le comportement lui-même (réponse). Et ce qui suit immédiatement le comportement (conséquence) qui résume l’apprentissage par conditionnement opérant.

L’enseignante analyse le comportement d’un élève. Elle observe d’abord la dynamique des événements dans la séquence antécédent-réponses-conséquences pendant une certaine période de temps. La relation entre l’antécédent et la conséquence signale à l’individu la conduite à émettre. La relation entre la réponse et la conséquence de l’environnement permet de comprendre comment s’établissent les apprentissages. Ce qui peut aider l’enseignante à anticiper le comportement d’un élève et à le modifier au besoin. Ainsi, l’enseignante, de par son comportement, peut contrôler ou modifier le comportement de l’élève.

Aussi, à l’inverse, l’élève contrôle ou modifie le comportement de l’enseignante. C’est à dire la fréquence et la probabilité que ce comportement réapparaisse en classe.

C’est la relation temporelle qui rassemble la séquence ARC, ou la contingence, qui est capitale dans l’apprentissage opérant.

Les quatre types de renforcement

Quatre types de contingences sont distingués :

le renforcement par addition, le renforcement par soustraction, la punition par addition et la punition par soustraction. Toutefois, puisqu’un comportement n’est pas toujours suivi de son renforçateur, la force du conditionnement peut changer. C’est selon la proportion de comportements et selon le délai du renforcement.

Enfin, outre l’influence de ces contingences directes, les comportements peuvent aussi être gouvernés par des ≪règles≫. Une règle est un stimulus verbal, oral ou écrit qui décrit une contingence adoptée par un groupe. Elle signale la conduite qui devrait être ultimement renforcée.

Les règles sont des créations de la culture et elles sont omniprésentes en enseignement. Deux contingences de renforcement sont toujours présentes lorsqu’un comportement est gouverné par une règle. La phrase suivante permet d’illustrer. ≪Il faut toujours relire au moins deux fois un texte que l’on vient de rédiger pour repérer les erreurs.

Une contingence proximale explique l’adoption à court terme de la règle. Par exemple lorsque l’enseignante félicite l’élève qui respecte cette consigne. Une contingence ultime explique l’adoption de la règle à long terme. Par exemple l’élève qui parvient à des productions exemptes de fautes et à la maîtrise de la langue dans tous les contextes d’écriture. Outre le processus de renforcement qui est le processus central dans le conditionnement opérant, il y a évidemment d’autres processus qui expliquent l’apprentissage scolaire.

CONCLUSION

Le béhaviorisme se fonde essentiellement sur l’idée qu’une science du comportement est possible. Et par extension, qu’une science de l’enseignement en découle.

Ce courant propose, au moyen de l’application des théories de l’apprentissage ( béhaviorisme, cognitivisme, constructivisme, socio-constructivisme, connectivisme), des méthodes d’enseignement et des techniques d’intervention qui rejoignent le mouvement actuel en éducation, mouvement qui privilégie des pratiques dont l’efficacité a été démontrée scientifiquement.

À cet égard, maintes recherches ont montré que les modèles et les techniques d’inspiration béhavioriste produisent des effets bénéfiques. Il va sans dire que les enseignantes doivent connaitre non seulement les techniques et les stratégies d’intervention éducative. Mais aussi les modèles et les théories d’enseignement qui sous-tendent ces pratiques pour pouvoir faire des choix éclairés et pour les utiliser de manière flexible et efficace.

Pour atteindre les buts des programmes de formation, les enseignantes gagneraient à mieux connaitre les diverses théories de l’apprentissage. Et les concepts qui leur sont associés, en approfondissant plus particulièrement ceux du conditionnement opérant. Ces connaissances leur fourniront les clés nécessaires à la compréhension des processus qui sont en jeu dans l’acquisition, la fluidité, le maintien et la généralisation des connaissances ainsi que des habiletés cognitives, affectives et sociales.

Sources :

  • Carole Raby et Sylvie Viola , VERS DES PRATIQUES D’ENSEIGNEMENT. Modèles d’enseignement et théories d’apprentissage; Pour diversifier son enseignement, Les Editions CEC inc. 2016
  • Skinner, B.F. (2012). Walden 2, communauté expérimentale (ISBN 978-2848352299)
  • Journal of the Experimental Analysis of Behavior

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page