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10 méthodes pédagogiques innovantes

Cet article présente une sélection de méthodes pédagogiques innovantes. En effet, les enseignants se servent de nouvelles méthodes pédagogiques pour créer un environnement pédagogique et pour préciser la nature de l’activité à laquelle l’élève va participer pendant les cours. Ces pratiques pédagogiques innovantes visent à améliorer les dispositifs pédagogiques et à les adapter aux besoins des élèves.

Le terme « innovation » est généralement associé à la science et au progrès technologique, qui vise à renouveler les produits et les services. L’innovation pédagogique est une action pédagogique caractérisée par l’attention soutenue portée aux élèves, au développement de leur bien-être et à la qualité des apprentissages. Elle se caractérise par la nouveauté, le changement, l’amélioration et la durabilité.

Le corps enseignant doit placer l’innovation pédagogique au centre de ses réflexions, car la transformation des métiers s’accélère. Nos méthodes pédagogiques doivent évoluer, car le monde évolue. Voici une liste de 10 méthodes innovantes d’enseignement scolaire et des outils pédagogiques pour faciliter l’apprentissage:

1. Apprentissage croisé

La tendance de demain est de connecter l’apprentissage informel à l’enseignement formel. C’est l’apprentissage croisé qui désigne la liaison entre les connaissances « formelles » apprises dans les écoles, et les apprentissages informels de la vie de tous les jours, acquis lors d’activités personnelles, culturelles et de loisirs. C’est-à-dire des connaissances acquises de façon plus personnelle.

Apprendre dans un cadre informel, comme dans les musées et les clubs parascolaires, peut relier le contenu scolaire aux questions de la vie quotidienne. Ces liens fonctionnent dans les deux sens. L’apprentissage formel est une méthode pédagogique qui peut être enrichi par des expériences de la vie quotidienne, autant que l’apprentissage informel peut être approfondi par des connaissances acquises en classe. Ces expériences entremêlées suscitent une motivation supplémentaire pour l’apprentissage.

Une méthode pédagogique efficace consiste à poser une question en classe, puis à laisser les élèves explorer cette question lors d’une visite de musée ou d’une excursion, puis à partager leurs résultats en classe pour créer des connaissances individuelles ou collectives. En d’autres termes, les élèves acquièrent de nouveaux apprentissages par eux-mêmes.

L’apprentissage croisé exploite les forces des deux environnements (formel et informel) et offre aux élèves des occasions d’apprentissage authentiques et stimulantes. De plus, l’apprentissage tout au long de la vie est un concept qui s’appuie sur des expériences vécues dans des contextes multiples. C’est alors l’occasion d’aider les élèves à mémoriser, relier, se souvenir et partager leurs diverses activités d’apprentissage.

 2. Apprentissage par argumentation

L’apprentissage par argumentation développe les compétences du raisonnement scientifique des élèves pour les conduire à tenir un raisonnement logique, à travailler en groupe et à valider – ou réfuter – une affirmation. De cette façon, les élèves peuvent améliorer leur compréhension des sciences et des mathématiques en argumentant de la même manière que les chercheurs et les mathématiciens professionnels.

Cette argumentation aide les élèves à faire face à des idées contrastées, ce qui permet d’approfondir leur apprentissage. Celui-ci rend les raisonnements techniques accessibles à tous. Cette méthode pédagogique permet également aux élèves d’affiner leurs idées et de les confronter à d’autres, afin d’apprendre comment les scientifiques travaillent ensemble pour établir ou réfuter les allégations.

La pédagogie par argumentation pousse les élèves à énoncer des concepts en fournissant la preuve de leur véracité ; en invitant leurs camarades à discuter de cette preuve pour savoir si celle-ci est suffisante et justifiée selon les normes de la discipline. Les enseignants peuvent susciter une discussion constructive dans les salles de classe en encourageant les élèves à poser des questions ouvertes, à reformuler leurs remarques dans un langage plus scientifique, à préciser leurs pensées et à utiliser des modèles pour construire des explications. Lorsque les élèves discutent de façon scientifique, ils apprennent à attendre leur tour, à écouter activement et à répondre de façon constructive aux autres.

Le perfectionnement professionnel peut aider tous les enseignants à apprendre ces stratégies et à surmonter les difficultés rencontrées. Mais comment les enseignants peuvent-ils encourager l’apprentissage par argumentation ?

  • Les enseignants posent des questions qui suscitent la curiosité des élèves.
  • Ils poussent les élèves à réfléchir scientifiquement.
  • La reformulation les questions des apprenants dans un langage scientifique.
  • Ils posent des questions de réflexion qui n’ont pas de réponse évidente.
  • Ils soutiennent une argumentation scientifique en instituant des tours de prise de parole et en favorisant l’écoute active.
stratégies d'enseignement pour faciliter la mémorisation

3. Apprentissage fortuit ou aléatoire

Cette méthode d’enseignement scolaire est non planifiée et involontaire. Il peut avoir lieu n’importe quand et n’importe où : à l’école, au travail, ou au jardin. Il n’est pas planifié par un enseignant, ne suit pas un programme défini et ne donne lieu à aucune certification. Donc, l’apprentissage aléatoire se produit généralement pendant des activités quotidiennes. Par ailleurs, il peut se produire pendant l’exécution d’une autre activité d’apprentissage.

Les programmeurs de jeux vidéo ont déjà intégré le concept de l’apprentissage involontaire. Ils proposent des obstacles à dépasser, des règles à deviner, et des paysages à découvrir. Il peut aussi déclencher une auto réflexion qui pourrait être utilisée pour encourager les apprenants à repenser autrement. Voici quelques situations d’apprentissage aléatoire :

  • Par le jeu non structuré, ils peuvent apprendre à résoudre des problèmes, utiliser une langue, acquérir des compétences sociales ;
  • Par des événements ou des communications qui ne sont pas conçus pour être des activités d’apprentissage volontaires ;
  • Lors des moments passés dans la salle d’attente d’un médecin, en écoutant les conversations des patients, ou en lisant des affiches.
  • Lors d’interactions avec des amis ou des membres de la famille. 

 

4. L’apprentissage contextualisé

En effet, le contexte nous permet d’apprendre de notre expérience. L’apprenant doit considérer les connaissances comme des outils à utiliser dans des situations concrètes. En interprétant l’information nouvelle dans le contexte où et quand elle se produit et en la reliant à ce que nous savons déjà, nous comprenons sa pertinence et sa signification. Dans une salle de classe ou un amphithéâtre, le contexte est généralement limité à un espace fixe et à une durée de temps limitée. Au-delà de la salle de classe, l’apprentissage peut provenir d’un contexte enrichi, comme la visite d’un site patrimonial, d’un musée ou l’immersion dans un bon livre.

Nous avons la possibilité de créer un tel contexte en interagissant avec notre environnement, en tenant des conversations, en prenant des notes et en modifiant les objets à proximité. Nous pouvons également comprendre le contexte. Et en explorant le monde qui nous entoure, à l’aide de guides et d’instruments de mesure. Par conséquent, pour concevoir des sites d’apprentissage efficaces dans les écoles, les musées et les sites Web, il faut bien comprendre comment le contexte est façonné par le processus de l’apprentissage.

Par exemple, prenons le cas où l’enseignant propose une situation d’apprentissage significative. L’apprenant perçoit le sens de ce qu’il apprend. Il relie les informations de cette situation de départ (situation source) avec ses connaissances antérieures. Ce type d’enseignement, propose des situations d’apprentissage liées à la réalité quotidienne. Il s’agit donc de situations concrètes, près des préoccupations immédiates de l’apprenant. Et qui rejoignent ses champs d’intérêt : projets thématiques, recherches, études de cas, problèmes à résoudre.

5. l’apprentissage conceptuel

« L’enfant ne saisira véritablement le sens d’un concept qu’après avoir eu l’occasion de le réinventer pour lui-même. » Piaget.

L’apprentissage conceptuel s’intéresse à la résolution de problèmes, à la conception de systèmes ou même à la compréhension des comportements humains en s’appuyant sur les concepts fondamentaux de l’informatique théorique.

L’apprentissage conceptuel est une méthode d’enseignement scolaire efficace pour résoudre les problèmes. Il s’agit de décomposer les grands problèmes en problèmes plus petits (décomposition). Et de reconnaître de quelle façon ils sont reliés à des problèmes qui ont déjà été résolus dans le passé (reconnaissance de formes), de mettre de côté les détails les moins importants (abstraction), de déterminer. Et développer les étapes nécessaires pour trouver une solution (algorithmes), et enfin de préciser ces étapes (débogage).

Ces compétences en informatique peuvent être utiles dans de nombreux aspects de la vie. Elles peuvent aller de la rédaction d’une recette pour partager un plat préféré avec des amis, à la planification de vacances ou d’une expédition, en passant par le déploiement d’une équipe scientifique pour relever un défi difficile, comme la régulation d’une épidémie.

L’objectif est d’apprendre aux enfants à structurer les problèmes qu’ils rencontrent pour que ceux-ci puissent être résolus. La pensée computationnelle peut être enseignée dans le cadre des mathématiques, des sciences et des arts ou dans d’autres contextes. L’objectif n’est pas seulement d’encourager les enfants à devenir des programmeurs informatiques. Mais aussi et surtout de maîtriser un art de penser qui leur permettra de relever des défis complexes dans tous les aspects de leur vie.

Exemples en pédagogie par projet

6. La méthode scientifique (avec des laboratoires à distance)

En fonction de l’évolution des technologies de l’information, la création de nouvelles méthodes d’enseignement s’impose afin de permettre aux étudiants de maîtriser les contours difficiles du programme d’enseignement. Plusieurs universités et institutions mettent à la disposition des étudiants une solution basée sur les environnements d’étude virtuels, pour leur permettre d’acquérir des aptitudes pratiques suite à la théorie acquise dans l’environnement classique d’enseignement. De plus, ils offrent aux étudiants éloignés la possibilité d’effectuer des travaux pratiques à distance.

L’utilisation de pratiques scientifiques authentiques, comme le contrôle d’expériences de laboratoire à distance ou de télescopes, peut renforcer les compétences en recherche scientifique, améliorer la compréhension des concepts et améliorer la motivation. L’accès à distance aux équipements spécialisés s’étend maintenant aux enseignants stagiaires et aux élèves des écoles. Un laboratoire à distance se compose généralement d’appareils, d’équipement et de caméras qui fournissent des expériences au fur et à mesure qu’elles se déroulent.

Les laboratoires à distance peuvent réduire les obstacles à la pratique en offrant aux enseignants des interfaces Web conviviales, du matériel pédagogique et des séances de perfectionnement professionnel.

Avec un soutien approprié, l’accès à des laboratoires distants peut permettre aux enseignants et aux élèves d’approfondir leur compréhension en leur offrant des enquêtes pratiques et des possibilités d’observation directe qui complèteront l’apprentissage dispensé dans les manuels scolaires. L’accès à des laboratoires à distance peut également apporter des expériences dans la salle de classe. Par exemple, les élèves peuvent utiliser un télescope de haute qualité pour observer le ciel nocturne pendant les cours de sciences à l’école.

7. L’apprentissage intégré

L’intégration des apprentissages est une méthode d’apprentissage scolaire et un processus par lequel un élève greffe un nouveau savoir à ses savoirs antérieurs, restructure son univers intérieur en conséquence et applique les savoirs acquis à de nouvelles situations concrètes  ! » (CSE, 1995, p. 5).  L’élève est placé dans un contexte où il est non seulement actif. Mais soumis à un contexte qui l’oblige à utiliser ses connaissances, ses habiletés et les attitudes qu’il a déjà appris.

C’est un processus non linéaire, toujours en mouvement, acquis par la répétition et les retours réflexifs qui impliquent une action, celle de l’élève. L’intégration n’est donc pas le fait unique des courtes synthèses de fin de programme.

La notion de mouvement dans l’intégration et de restructuration de l’univers intérieur de l’étudiant se révèle un aspect essentiel de ce processus, non seulement sur le plan cognitif, mais aussi sur le plan affectif. À cet égard, il faut souligner l’importance de ne pas associer l’intégration uniquement aux savoirs et savoir-faire. Mais également aux savoir-être, la restructuration de l’univers intérieur en étant l’illustration.

L’apprentissage intégré se déroule en cinq étapes :

  •  La motivation : l’étudiant ressent une énergie l’incitant à s’impliquer dans le processus d’apprentissage ;
  • L’exposition : l’élève prend conscience du ressenti, des processus mentaux et de l’expérience subjective qui se déroule en lui (Villeneuve, 1994) ;
  • Le mouvement de l’expérience : l’élève compare ce qu’il sait avec ce qu’il est en train d’apprendre ;
  • La symbolisation : l’émergence de la signification de l’apprentissage ;
  • L’action expressive : à ce stade, l’étudiant communique et synthétise ce qu’il a appris de façon à consolider pleinement son expérience.

8. L’apprentissage adaptatif intelligent

Chaque apprenant est unique dans sa démarche d’apprentissage. Cependant, la plupart des méthodes d’enseignement et documents pédagogiques sont les mêmes pour tous. Cela crée un problème d’apprentissage, en imposant un fardeau à l’apprenant, qui doit savoir comment faire avec le contenu. Cela signifie que certains apprenants s’ennuieront, que d’autres se perdront, et qu’au final, très peu d’entre eux découvriront des chemins à travers le contenu qui mèneront à un apprentissage optimal. L’enseignement adapté offre une solution à ce problème. Il permet de mieux comprendre les besoins des étudiants et de favoriser leur motivation et leur réussite. Il utilise les données antérieures et actuelles de l’apprenant pour créer un parcours personnalisé à travers le contenu éducatif.

Comment intégrer l’apprentissage adaptatif intelligent dans ses enseignements ?

  • L’enseignant crée des profils d’apprenants à partir de besoins ou d’intérêts d’apprentissage identifiés au préalable ;
  • Puis, pour chaque profil, il adapte le cours en créant un parcours d’apprentissage particulier. Des activités d’apprentissage, une stratégie pédagogique basée sur un séquencement de ces activités. Et sur des rétroactions, une stratégie de soutien à l’apprentissage et une stratégie d’évaluation formative ;
  • À partir de son profil, un parcours est suggéré à l’étudiant. Au fur et à mesure de son avancée dans le cours, les objectifs d’apprentissage, la stratégie pédagogique et le contenu pédagogique peuvent varier selon ses erreurs ou ses réussites. Chaque fois qu’un objectif d’apprentissage est atteint, une auto-évaluation lui est proposée. Ces évaluations progressives et récurrentes sont des indicateurs connus de l’apprenant. Ainsi, celui-ci pourra améliorer ses résultats d’apprentissage, puisqu’il pourra comprendre les points du cours qui lui reste à approfondir.
La classe inversée

9. La classe inversée

La classe inversée est classée parmi les methodes actives d’enseignement. Cette pédagogie innovante est apparue dans les années 1990 à Harvard, aux États-Unis, grâce au professeur de physique Erik Mazur. Il demande à ses étudiants de lire son ouvrage de référence, et ses notes de cours avant son cours à proprement parler pour consacrer ce support, dédié aux difficultés exprimées par les étudiants, à des approfondissements et à différents exercices.

L’enseignant donne des tâches à faire à la maison, en autonomie. C’est à dire des activités de bas niveau cognitif. Le but est de passer en classe au travail collaboratif et aux explications approfondies, en mettant les élèves en activité. Donc, l’élève doit avoir un rôle actif dans la préparation de ses devoirs. C’est-à-dire qu’il a un accès direct aux connaissances, en préparant ses cours avant d’arriver à l’école. Par exemple, l’enseignant peut créer une vidéo expliquant un sujet en particulier et la partager avec ses élèves. Lorsque l’heure du cours réel arrive, l’enseignant est en mesure de mieux aider les élèves. En d’autres termes, la classe inversée permet aux classes conventionnelles de s’effectuer d’une manière plus efficace. Durant les périodes de « contact » (c’est-à-dire quand l’enseignant est présent), l’enseignant est en mesure de développer le sujet, le support pédagogique et ses applications bien davantage .

Les avantages de La classe inversée :

  • La classe inversée permet d’individualiser et de différencier l’enseignement. En termes simples, l’apprenant travaille individuellement et à son rythme à la maison.
  • Elle favorise le tutorat des pairs. C’est-à-dire, les élèves les plus en difficulté bénéficient du soutien et des explications de leurs pairs. Tandis que les élèves les plus à l’aise, en fournissant des explications à leurs pairs, approfondissent leur propre compréhension et renforcent leur apprentissage.
  • Elle développe l’autonomie des élèves. Ainsi, ils peuvent développer un sens de responsabilité dans les apprentissages. 

10. L’échec productif

C’est une méthode pédagogique dans laquelle l’enseignant expose les étudiants à des problèmes un peu trop difficiles, avant de leur présenter un exposé sur la résolution de ces problèmes. Elle considère l’échec comme une première étape vers le succès. Et comme un outil d’apprentissage à part entière, pourvu que celui-ci se réalise dans un environnement contrôlé où les risques sont limités. Les enseignants placent leurs étudiants dans des situations de résolution de problèmes qui les dépassent. La séance de remue-méninges permet également aux instructeurs d’évaluer ce que les étudiants savent et peuvent faire.

Les avantages de cette méthode pédagogique :

  • Elle valorise les erreurs au lieu de les sanctionner. Les élèves comprennent que le passage par l’erreur est voulu par l’enseignant. Aussi, ils perçoivent l’erreur comme une brique participant à la construction de leur savoir.
  • Les élèves développent des stratégies de compréhension globale et analytique et doivent réinvestir leurs connaissances.

L’école est le premier secteur touché grâce à l’apparition de nouvelles méthodes d’enseignement qui vont révolutionner notre façon d’apprendre !


Et vous, parmi ces pratiques pédagogiques innovantes, lesquelles pourraient évaluer le niveau des apprenants ?


Sources :

  • L’INTÉGRATION DES APPRENTISSAGES : L’AFFAIRE D’UN COURS OU D’UN PROGRAMME !? Nicole BIZIER, Professeure Collège de Sherbrooke.
  • Innovating Pedagogy 2016.Exploring new forms of teaching, learning and assessment, to guide educators and policymakers Open University Innovation.
  • Wikipédia.

3 commentaires

  1. Innover est un levier de dynamisation au service de toit enseignant qui entend redorer le blason d’un métier en constante mutation Votre article , ce précieux partage est fort inspirant car il entrevoit de nouvelles pistes pour enseigner efficacement par le truchement de paradigmes diversifiés , pragmatiques , opératoires , ayant du sens , motivants et commodes .

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