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Parents… Arrêtez de blâmer les enseignants !

Les parents et les enseignants forment une bonne équipe, et ce n’est un secret pour personne : un partenariat solide entre famille et école est synonyme de résultats favorables pour les apprenants. Le soutien du personnel scolaire et des soignants signifie davantage de réussite scolaire, une assiduité plus régulière et un meilleur comportement. Il est vrai que l’union entre parents et enseignants est très importante.
Comme on dit, « ensemble, on est plus forts ».

Alors, quelles sont les raisons des diverses attaques de la part des parents envers les enseignants ces derniers temps ? Peut-être qu’il est plus facile de se dédouaner de toute responsabilité en pointant du doigt autrui. Ou bien parce que trouver un bouc émissaire demande moins d’efforts que de devoir prendre du recul sur soi, et émettre une réflexion sur le changement exigeant.

Quelle que soit la raison, cette approche agressive est loin d’être un moyen efficace pour gérer les conflits universitaires.

Chers parents, je pense qu’il est temps de faire changer les choses pour consolider les relations entre vous et les enseignants. Je vais vous faire part des moyens pour y arriver :

1. Écoutons avant d’attaquer

A défaut de renvoyer cet e-mail coléreux et irrespectueux, que pensez-vous de planifier un appel ou bien une réunion pour échanger et discuter de vos préoccupations avec l’enseignant ? Autour d’une quelconque histoire se trouve généralement deux partis et la vérité se trouve entre ces deux derniers, grâce à la communication.

Si seule la version de votre enfant est prise en compte, il manquera toujours d’informations afin d’émettre une opinion objective. Il n’est donc pas nécessaire de menacer le travail d’un enseignant ou injurier son intelligence. Alors, quel que soit le conflit (notes, confusions, malhonnêteté académique…), nous faisons un meilleur travail d’écoute avant d’échanger, physiquement ou bien par e-mail.

2. Si notre enfant agit comme un trou A, nous devons le posséder

Et si, à défaut de chercher des excuses pour le comportement de nos enfants, nous en imposions certaines conséquences ? Oui, il est vrai qu’il est regrettable de retirer leurs appareils, mais si nous ne nous imposons pas, cela ne fera qu’empirer avec le temps. Veuillez m’écouter : nous pourrions passer plus de temps avec nos enfants, plutôt que de les mettre à terre. La vie est très surchargée de nos jours, sans parler de cette pandémie effrayante qui nous ronge à petit feu Nos enfants sont possiblement très gourmands car ils sont stressés. Quelle que soit l’approche que nous choisissons, il est de notre responsabilité de lutter contre le comportement inacceptable de nos enfants et ainsi de mettre en place une politique de tolérance zéro en classe.

relation parents enseignants

3. Reculons et laissons nos enfants faire les choses difficiles

Vous souvenez-vous de ce que nous avons pu ressentir lorsque nous avons réalisé que la prunelle de nos yeux avait attaché seul ses chaussures à la garderie, mais refusait de le faire à la maison ? À la garderie, il y avait certaines attentes mises en place pour s’assurer que les enfants aient une bonne maîtrise de certaines compétences, et notre adorable enfant avait compris qu’il devait y répondre. En effet le fonctionnement de l’école est semblable à celui de la garderie.

À l’exception de toute sorte de trouble d’apprentissage légitime, il n’y a aucune raison pour que nos enfants soient dispensés de suivre des règles et d’être tenus à des normes académiques élevées. Évidemment, c’est difficile et parfois gênant, mais que faisons-nous quand nous voulons nous battre pour contourner une règle ? Lorsque nous préconisons pour abaisser la barre et de faire le test plus facile ? Ou bien quand nous nous précipitons et réalisons leur projet scientifique pour eux ?!

Nous disons essentiellement à nos enfants que nous ne croyons pas qu’ils puissent le faire, et cela ne leur donne donc pas envie. En leur disant cela, nous avons probablement l’impression de les aider et de réduire leur stress, mais en fait, ce n’est pas le cas.

Écoutez, je sais pertinemment que personne n’aime voir son enfant lutter, et c’est pour cette raison que nous sommes amenés à offenser les professeurs. Mais la vérité est que notre intercession de manière constante ne fait que blesser et ainsi, perturber nos enfants. Ces derniers peuvent faire des choses difficiles, à moins que nous ne leur donnions parfois la liberté d’échouer. Moralité : laissez-les attacher leurs chaussures tout seuls.

4. Ils apprennent davantage en nous regardant qu’en nous écoutant

Il y a eu bien des jours au cours de l’année écoulée où je n’ai pas donné le meilleur de moi-même. Comme beaucoup d’autres parents qui travaillent qui ont une vie très remplie, je tiens à peine la tête hors de l’eau. Mais en fin de compte, mes enfants sont ma responsabilité, la chair de ma chair. Il est de mon devoir de leur transmettre les bonnes manières, une éthique solide de travail et des compétences en résolution de conflits qui ne les feront pas arrêter. J’ai tendance à oublier qu’ils apprennent davantage en me regardant qu’en m’écoutant : nous sommes les modèles de nos enfants.

À cet égard, je ne réussis donc pas toujours – même si je n’ai pas encore été arrêté, ET OUI ! – mais quand je commets des erreurs, je comprends alors l’importance de les reconnaître. Nous avons tous été présents, enclins à critiquer les enseignants et la façon dont ils gèrent leurs salles de classe, ou même à se déchaîner sur les réseaux sociaux.
Si nous succombons à nos difficultés à gérer nos émotions et sentiments, nos enfants doivent nous voir nous excuser et mieux agir la prochaine fois.

5. Demandez de l’aide

Quiconque dit que la parentalité est facile, et que le plus grand menteur ne ment jamais. Mais au lieu de nous débarrasser de nos frustrations sur les enseignants, demandons-leur de l’aide. Ni les parents, ni les enseignants ne sont seuls dans le processus éducatif de nos enfants.

Il est essentiel de former une cohésion entre toutes les personnes mêlées à l’éducation de nos enfants ; il n’y aucune honte à demander le soutien de conseillers d’orientation, à faire confiance à l’expertise des enseignants, à ouvrir des voies de communication avec les administrateurs ou bien à demander de l’aide de notre entourage (amis et famille), pour ce fichu devoir de mathématiques. Avoir un système de soutien en place ne rend pas les parents faibles ; bien au contraire : cela nous rend intelligents et cela nous aide à agir de manière plus humaine, ce que les enseignants apprécient.

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