Gestion de classe

Punition pédagogique : un guide pratique

La punition pédagogique est souvent utilisée en dernier recours lorsque les élèves présentent un comportement perturbateur à l’école et/ou à la maison. Elle est également utilisée dans les cas où les élèves ont violé les droits d’autrui et/ou d’eux-mêmes en adoptant un comportement qui viole les règles de leur école, comme tricher aux examens ou voler des camarades de classe.

Donc, la clé à retenir est que la punition pédagogique peut être utilisée comme un outil d’éducation ou de discipline. L’efficacité de la punition dépend de l’étendue de la punition et du lien entre la punition et l’objectif qu’elle essaie d’atteindre.

La punition pédagogique devrait également être utilisée comme un outil d’éducation ou d’apprentissage afin d’éviter que des comportements négatifs ne se reproduisent dans des situations futures.

Qu’est-ce que la punition pédagogique ?

La punition pédagogique fait référence à une punition infligée à un élève ou à un groupe d’élèves, généralement à l’école, pour une infraction aux règles de l’école. 

C’est une forme de punition utilisée dans les écoles pour faire respecter les règles et réguler le comportement.

Les écoles offrent des récompenses qui motivent les élèves à atteindre leurs objectifs et à maintenir un haut niveau de réussite scolaire. Par exemple, l’enseignant crée une liste de comportements qui sont considérés comme bons ou mauvais. L’élève obtient alors des points pour chaque bon comportement et perd des points pour chaque mauvais comportement.

Le but de la punition éducative

Le but de la punition éducative est d’enseigner aux élèves les conséquences de leurs actions et comment leurs actions affectent les autres. Elle est utilisée comme un outil pour enseigner aux élèves l’empathie et la responsabilité.

Les punitions pédagogiques sont utilisées pour fournir aux étudiants les conseils et la motivation nécessaires pour améliorer leurs résultats scolaires. Ils sont utilisés comme outil par les enseignants et les administrateurs pour créer un environnement propice à l’apprentissage.

Les punitions peuvent avoir un impact positif et négatif sur les élèves. Ils peuvent être utilisés pour accroître la prise de conscience des conséquences de ses actions ainsi que pour enseigner aux élèves l’importance de l’éthique, de la sécurité, de la responsabilité et de l’autorégulation. Certaines écoles utilisent des sanctions telles que la suspension à l’école ou les détentions pour mauvaise conduite. D’autres écoles utilisent des punitions plus sévères comme les châtiments corporels ou le temps mort pour se battre.

Faits passibles de sanction (liste non exhaustive)

Section A

  • Le non-respect des exercices d’évacuation. 
  • Les perturbations graves et intempestives des cours ou en salle d’étude ou autre lieu.
  • Le travail non fait malgré les punitions. 
  • Le refus récurrent d’apporter son matériel. 
  • Le défaut aggravé d’assiduité malgré les remarques

Section B

  • Les sorties non autorisées de l’établissement. 
  • Enjamber la barrière où la clôture est strictement interdite. 
  • Il est interdit d’aller à la grille pendant les récréations et à la pause de midi. 
  • Le non-respect de la tenue vestimentaire. 
  • Le port de piercing, de bijoux ostentatoires, de boucles d’oreille pour les garçons et multiples pour les filles. 
  • Les coiffures et coupes extravagantes, fantaisie ou à messages.

Section C

Les fraudes, les tricheries (flagrant délit)

Section D

  • Les trafics de toute nature (téléphones portables, cartes, CD…).
  • Le port d’objets ou de produits dangereux (pics, couteaux, cutters, ciseaux à bouts pointus, rasoirs, compas…).
  • L’utilisation bruyante dans l’établissement de baladeurs, radios, téléphones portables, tous jeux électroniques, MP3 et tout autre appareil de ce genre et leurs accessoires. 
  • Les prises de vue et de son. 
  • Le refus de remettre à l’autorité le téléphone et/ou ou de tout autre objet cité ci-dessus.

Section E

  • Les brimades, les moqueries. 
  • Les agressions verbales (injures, menaces, insultes et/ou agressions écrites) et/ou les agressions physiques (coups avec ou sans instruments) à l’encontre de tout membre de la communauté éducative dans ou aux abords du collège seront très sévèrement sanctionnées.
  • Les jeux dangereux ou interdits.
  • Les vols ou tentatives de vols.
  • Le racket et toute forme d’intimidation (pression, terreur). Les étreintes amoureuses
  • Les attouchements, les agressions sexuelles, les relations sexuelles.
  • Toute forme d’exhibition.

Section F

L’usage chewing-gum, la consommation d’aliments ou boissons dans les salles (cours, CDI, études).

La détention ou la consommation de tabac, d’alcool, de stupéfiant ou tout autre produit illicite.

Section G

  • La dégradation volontaire du matériel (livres, carnet, cahiers d’appel).
  • La dégradation volontaire des locaux et des biens (inscriptions de tout genre sur les tables, les murs…)
  • Dégradation du matériel de sécurité (extincteurs, interrupteurs, blocs de sécurité…)
  • Le déclenchement volontaire et sans raison de l’alarme incendie.
  • Les jets de projectiles de tout ordre.
  • Les pétards ou tout autre explosif (détention, jets, explosion).

Section H

  • Posséder des tracs, revues, films, vidéos à caractère violent, religieux, politique, pornographique et sur tous supports.
  • La consultation des sites illicites sur les postes informatiques ou tout autre support.
  • Ces sanctions sont applicables pour tous les faits qui surviennent dans l’établissement, aux abords immédiats de l’établissement ou en déplacement

Exemple de punition pédagogique

Les méthodes de punition pédagogique peuvent être source de conflits entre parents et enseignants. Certains parents peuvent estimer que la punition est trop sévère et ne veulent pas soumettre leurs enfants à un tel traitement. D’autres pensent que l’enseignant dépasse ses limites et que cela ne fait qu’aggraver les problèmes en classe. Voici une liste de punitions autorisées et interdites aux établissements scolaires :

Les punitions pédagogiques autorisées

Une punition éducative autorisée est utilisée pour des infractions mineures comme parler en classe ou perdre son crayon. L’objectif principal de ce type de sanction autorisée est d’apprendre des erreurs et d’éviter qu’elles ne se reproduisent. 

Les punitions doivent respecter la personne de l’élève et sa dignité. Elles sont prononcées par les personnels de direction, d’éducation, de surveillance et par les enseignants. 

En plus, toutes les punitions infligées à l’élève doivent être répertoriées dans le règlement de l’école. Voici une liste de punitions autorisées à l’école :

L’excuse orale ou écrite d’un élève

Des excuses orales ou écrites ne sont pas censées être un événement ponctuel, mais plutôt un processus continu permettant à l’élève de travailler et d’améliorer son comportement.

Il peut s’agir d’excuses orales ou écrites. Des excuses orales se produisent lorsque l’élève parle directement à l’enseignant à qui il a fait du tort et s’excuse en personne. Une excuse écrite est lorsque l’étudiant envoie une lettre d’excuses qui comprend des preuves à l’appui de ses actes répréhensibles.

Le devoir supplémentaire

Les devoirs supplémentaires comme punition pédagogique ont été utilisés pendant des années et des années dans la plupart des écoles à travers le monde. Cependant, certaines personnes pensent que les devoirs supplémentaires ne devraient pas exister car ils nuisent à la vie sociale des élèves et causent du stress dans la vie des élèves.

La retenue pour faire un devoir ou un exercice non fait.

La détention est une forme de punition dans laquelle un élève est contraint de rester dans un bâtiment scolaire pendant un certain temps. L’une des causes les plus courantes pour lesquelles les élèves sont envoyés en détention est s’ils n’ont pas fait leurs devoirs ou n’ont pas terminé un exercice.

La détention peut également être utilisée comme une opportunité pour les élèves de travailler sur leurs compétences, telles que l’écriture ou les mathématiques, avec lesquelles ils ont besoin de plus de pratique.

Retenue pour faire un devoir ou un exercice non fait. Cette retenue devra avoir lieu en dehors des heures de cours mais pendant la période d’ouverture du collège. Le devoir devra être signé par les parents.

L’exclusion d’un cours par un professeur sans prise en charge par le service de la vie scolaire

L’article L 912-1 du Code de l’éducation prévoit que les enseignants sont responsables de l’ensemble des activités scolaires des élèves et, à ce titre, une décision d’exclusion de cours peut être prise en fonction de l’intérêt général et pour assurer la continuité des activités de la classe. 

Justifiée par un comportement inadapté au bon déroulement d’un cours, l’exclusion ponctuelle doit demeurer exceptionnelle et donner lieu systématiquement à une information écrite au conseiller principal d’éducation ainsi qu’au chef d’établissement. Elle s’accompagne d’une prise en charge de l’élève dans le cadre d’un dispositif prévu à cet effet de manière à assurer la continuité de la surveillance.

Par ailleurs, l’exclusion ponctuelle d’une leçon est l’une des formes de punition les plus efficaces dans les écoles. Cette punition est généralement utilisée pour enseigner aux élèves qu’ils ne doivent pas être en retard pour les cours ou perturber le processus d’apprentissage des autres élèves. 

En plus, le service vie scolaire propose un accompagnement à ces élèves en leur apportant conseils et recommandations pour améliorer leurs performances scolaires. Il offre également à ces élèves la possibilité de réfléchir et d’améliorer leurs erreurs afin qu’ils deviennent la personne qu’ils veulent être.

Inscription sur le carnet de correspondance

– C’est une punition expliquée à l’élève

– Information des parents (signature du carnet)

Les punitions interdites

Ces punitions ne figurant pas dans le règlement intérieur de l’établissement scolaire. Les lignes, les pensums, les zéros ou diminutions de notes pour comportement sont illégaux. 

La note zéro infligée à un élève

La note zéro devrait être abolie et remplacée par quelque chose de plus positif, comme avoir la possibilité de faire du travail supplémentaire ou avoir la possibilité de faire des devoirs à la maison plutôt que pendant les heures de classe.

Donc, infliger la note zéro à un élève pour un motif exclusivement disciplinaire est interdite en application de la circulaire n° 2014-059 du 27 mai 2014.

Les punitions collectives

Cette pratique a été critiquée comme étant injuste envers l’apprenant et le privant de son droit à une procédure régulière. Dans de nombreux cas, cela conduit également à la stigmatisation des étudiants dans leur ensemble, ce qui peut avoir des effets néfastes sur leur santé mentale.

Dans la circulaire n° 2011-111 du 1-8-2011, il est indiqué que « Les punitions scolaires (…) sont prises en considération du comportement de l’élève indépendamment des résultats scolaires. » 

Le texte réaffirme donc le principe selon lequel la notation sert strictement à évaluer le niveau d’un élève et non à sanctionner un comportement. Un zéro ne peut donc être mis pour sanctionner un problème de comportement.

L’exclusion

L’exclusion ponctuelle d’un cours est une punition scolaire. Cependant, l’exclusion d’un cours par un professeur sans prise en charge par le service de la vie scolaire est une sanction interdite. 

Par ailleurs, l’exclusion systématique et/ou habituelle d’un élève d’une classe par son professeur est un acte qui entraîne souvent des conséquences graves. Les effets de cet acte peuvent être durables, notamment sur l’élève qui en a été exclu. En effet, l’acte a le potentiel de créer des réactions émotionnelles négatives chez l’élève exclu, ce qui peut affecter son estime de soi, sa santé mentale, ses résultats scolaires et ses perspectives de carrière.

Le devoir supplémentaire effectué dans l’établissement scolaire sans surveillance.

L’école est responsable des élèves qui lui sont confiés. Donc, elle doit veiller à ce qu’ils ne soient pas exposés à des dommages et qu’ils n’en causent pas à autrui. Cette responsabilité s’applique au cours des devoirs supplémentaires effectués dans l’établissement scolaire.

Toute punition portant atteinte à la dignité de l’élève

La punition est un outil nécessaire pour que les écoles contrôlent le comportement des élèves. Mais la punition doit être administrée avec dignité et respect afin de s’assurer qu’elle ne porte pas atteinte à la dignité de l’élève.

Violence physique ou verbale

Il n’y a pas de définition précise de ce qui constitue de la violence physique ou verbale envers les élèves. En règle générale, tout acte susceptible de nuire à un élève serait considéré comme abusif. Cela inclut, mais sans s’y limiter : les agressions sexuelles, l’isolement forcé et l’intimidation.

Les insultes

Les étudiants sont insultés pour de nombreuses raisons, telles que leur sexe, leur race, leur religion et leur orientation sexuelle. Les raisons les plus courantes pour lesquelles les étudiants subissent des insultes sont qu’ils n’ont pas l’air d’appartenir au collège ou à l’université qu’ils fréquentent ou qu’ils ne sont pas assez « intelligents ».

Les insultes envers les élèves peuvent être considérées comme une forme d’intimidation et de harcèlement (surtout si elles sont verbales).

Les moqueries

Certains enseignants insultent leurs élèves devant toute la classe pour ne pas comprendre ce qu’on leur enseigne. Cela rend les élèves humiliés et embarrassés, ce qui peut les amener à ne plus vouloir retourner à l’école à l’avenir.

En d’autres termes, les enseignants sont parfois critiqués pour être impolis ou irrespectueux. Ils doivent être patients avec leurs élèves et ne pas crier devant la classe lorsqu’ils ne comprennent pas quelque chose. Donc, il est important de garder à l’esprit que chaque élève est différent et qu’il n’est pas mal d’enseigner un nouveau concept d’une manière différente.

Confiscation sur une longue durée d’objets personnels

La confiscation est souvent utilisée par les professeurs ou les chefs d’établissement. Mais elle n’est pourtant autorisée que dans certains cas.

En effet, la confiscation ne fait pas partie des sanctions autorisées par le Code de l’éducation. Elle est autorisée seulement à titre préventif. C’est-à-dire, les acteurs du système éducatif peuvent confisquer un objet dangereux appartenant à un élève (poing américain…) selon la circulaire n° 2014-059 du 27 mai 2014 sur les procédures disciplinaires.

Les heures de retenue en dehors des heures d’ouverture de l’établissement

Tout d’abord, un établissement scolaire n’a pas le droit d’imposer à un élève d’effectuer des heures de retenue le mercredi après-midi. Tout simplement, cela le prive ainsi de ses activités extrascolaires.

Ces heures de retenue peuvent être contestées si elles sont effectuées en dehors des heures d’ouverture de l’établissement scolaire. 

La punition pédagogique : des solutions alternatives en classe

Contrairement à une légende tenace, la « punition » à l’école est fréquente, et ce livre en donne les vrais chiffres, impressionnants. L’inflation punitive entraîne plus de difficultés – voire de violence – qu’elle n’en résout.

En effet, il faut d’autres solutions pour une discipline réelle . En d’autres termes, une discipline respectueuse de tous et de toutes dans les écoles, les collèges et les lycées. C’est vrai au niveau de l’établissement, mais aussi de la classe elle-même. Or les enseignants sont particulièrement démunis, manquant totalement de formation à cet égard.

En effet, ce livre présente des solutions alternatives, qui ne se veulent pas modèles universels. Mais qui ont été réellement expérimentées sur des terrains parfois difficiles : pédagogie coopérative, discipline positive, approche de Palo Alto, développement des compétences psychosociales, Communication Non Violente, justice restaurative.

Conclusion

La punition pédagogique est une forme de discipline. Elle implique l’utilisation de punitions éducatives, sociales et/ou émotionnelles dans un cadre éducatif. L’idée derrière ce type de discipline est de créer un changement dans le comportement de l’élève en l’humiliant, afin qu’il apprenne à ne pas répéter ses erreurs. De nombreuses personnes s’opposent à cette forme de punition. Tout simplement, car elle viole les droits de l’homme et peut entraîner un traumatisme émotionnel pour le sujet.

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