Conseil de carrière

10 bonnes raisons d’aimer le métier d’enseignant

L’enseignement n’est pas un métier facile. Être disponible toute la journée… Réussir à jongler entre plusieurs tâches. Il y a forcément des jours où vous vous demandez : « Pourquoi est-ce que je fais ça ? » Vous réfléchissez à ce que vous gagnez… Non, vous ne faites pas ce métier pour l’argent. Vous pensez à vos élèves qui sont vos plus grands fans… Non, vous ne travaillez pas non plus pour la célébrité. Vous vous imaginez dans un costume d’affaires chic… Puis vous l’imaginez couvert de paillettes… Non, ce n’est pas non plus pour la reconnaissance de l’administration que vous exercez ce métier. C’est à ce moment-là que quelque chose de merveilleux se produit. Quelque chose qui vous rappelle pourquoi vous aimez enseigner. Voici dix raisons qui montrent que l’enseignement est le plus beau métier sur Terre. Profitez-en !

1. Pouvoir faire les choses que vous aimez pendant que vous êtes au travail

Il m’a toujours semblé remarquable et fortuit d’être payé pour faire un travail qui m’amuse énormément. Dans mes cours, j’ai la chance d’explorer ma matière préférée — la physique. Aujourd’hui, j’ai parlé d’espace, de temps et de gravité avec mes élèves de 13 ans. Lundi, je suis sortie avec mes élèves de 9 ans pour faire une maquette du système solaire sur le terrain. J’ai pris autant de plaisir que n’importe lequel de mes élèves. Il y a quelque temps, mes collègues étaient enthousiasmés par notre détecteur de rayons cosmiques qui étincelait très bien alors qu’il a été construit sur plusieurs années à partir de rien. L’enseignement est rempli de ces moments de joie et d’enthousiasme, si vous vous donnez l’occasion de les créer.

Il n’y a pas seulement la joie d’enseigner votre spécialité, vous pouvez aussi faire toutes sortes de choses : jouer dans un orchestre ; regarder ou diriger une production dramatique ; faire des voyages scolaires au Royaume-Uni et dans le monde ; entraîner une équipe sportive ; vous impliquer dans les débats ; diriger un modèle des Nations Unies ; créer un club où les élèves vous aident à réaliser un projet comme faire des vidéos, créer un jardin, élever des poulets, construire un go-kart ; partir en expédition en camping pour le prix du duc d’Edimbourg, etc. Quel autre travail permet autant de possibilités ? Ce métier vous offre de nombreuses opportunités vous permettant de vous engager dans vos passions et de les partager !

2. Pouvoir faire une différence : comprendre que le travail est le plus important

Comme Chris Husbands, directeur de l’IoE, a pu le dire à mes étudiants aujourd’hui, l’éducation est au 21ème siècle ce que le pétrole était au 20ème et ce que le charbon était à la révolution industrielle. Notre objectif est de donner aux jeunes le plus grand atout de l’économie mondiale. À travers notre métier, nous transformons des vies. Cette responsabilité est aussi problématique, c’est la raison pour laquelle nous passons tant de temps à discuter de la meilleure manière de faire les choses. Cependant, dans la vaste diversité des carrières, ce métier est le meilleur. Vous êtes au bon endroit, vous avez bien choisi. Soyez heureux.

3. Prendre conscience que les jeunes sont merveilleux

Aujourd’hui, les étudiants qui ont terminé leur niveau A en juin sont revenus pour la remise des prix après un trimestre à l’université. Leur parler était merveilleux. Ces personnes que j’ai connues à 12 ans sont maintenant des adultes qui vivent leur vie, avec déjà beaucoup d’histoires à raconter. Ma 9ème année peut me frustrer — c’est fou comme ils aiment parler ! Néanmoins ils m’émerveillent tout autant. Ils sont emplis d’idées et sont tellement curieux du monde, toujours à la recherche d’un canal pour leur enthousiasme et leur joie de vivre. Ce sont ces personnes qui en valent la peine, chacun a une personnalité unique avec différentes attitudes et un mode de pensée différent. Ils débordent de possibilités pour l’avenir. Les relations que vous pouvez nouer avec vos élèves, alors que vous vous efforcez ensemble de maximiser leurs apprentissages, sont extraordinaires.

Nous pouvons penser que nous sommes simplement des professeurs d’une matière, mais nous ne sommes pas simplement réduits à cela. Nous sommes des enseignants d’élèves qui apprennent notre matière. Notre métier ne tourne pas autour de notre discipline mais autour de nos élèves, et c’est ce qui rend notre travail joyeux.

4. Avoir une communauté locale et une communauté globale

Les écoles sont de bons lieux, n’est-ce pas ? J’aime ce sentiment d’appartenir à quelque chose, d’appartenir à un groupe de personnes qui partagent une identité commune, des buts et des défis communs. Lorsque vous êtes enseignant, vous ne suivez pas simplement votre propre chemin, vous faites partie d’un projet beaucoup plus vaste. Il existe une marche à suivre pour atteindre des objectifs audacieux dans lesquels vous devez jouer votre rôle. Dans le meilleur des cas, les écoles sont de grandes familles, offrant un sentiment d’unité et de soutien mutuel. Nous sommes tous ensemble et nous avançons ensemble.

Les enseignants que nous sommes font partie d’une communauté extrêmement large, ce phénomène est d’autant plus marqué à mesure que les médias sociaux nous relient. L’idée de s’engager dans une profession mondiale est très plaisante. Les autres enseignants font ce que je fais dans chaque ville et village du monde. Rien qu’au Royaume-Uni, il est passionnant de penser à toutes les connexions que nous pouvons établir avec ceux qui font le même travail que nous… Nous pouvons partager des idées, travailler ensemble pour améliorer l’ensemble du système et pas seulement notre petite parcelle personnelle.

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5. Connaître les récompenses de la réussite

La vie scolaire a bien sûr une routine… Mais elle est ponctuée de purs moments de joie. C’est très souvent le cas lorsqu’un élève réussit là où il avait toujours échoué : « John, OUI — c’est ça — génial ! Répétez cela… », « Vous voyez… vous POUVEZ le faire. C’est une très bonne réponse ; un grand morceau de dessin ; une excellente analyse ; un paragraphe bien rédigé ; un essai perspicace ». Ce sont les grands moments… Regarder un étudiant lutter puis émerger avec une compréhension claire de l’idée jusque-là incomprise est un moment inoubliable. Lors de la remise des prix aujourd’hui, ce qui m’a frappé le plus n’était pas le livre, la coupe, la médaille ou le certificat, c’était simplement la récompense d’avoir accompli ce qui comptait le plus pour eux. Peu d’emplois vous donnent cette opportunité, alors soyez conscient de vos réalisations au quotidien.

6. Chaque journée est différente

Nous n’avons pas le temps de nous ennuyer dans l’enseignement… Il se passe toujours quelque chose. Bien sûr, il y a des jours plus compliqués … C’est un travail difficile, tout comme n’importe quel travail qui en vaut la peine. Il n’y a pas deux jours semblables, surtout si vous enseignez pour que chacune de vos leçons soit un voyage vers l’inconnu. Les leçons, événements, incidents et interactions avec les collègues, les élèves ou les parents qui composent la semaine exigent un large éventail de compétences. Elles engagent différents modes de réflexion : être stratégique et planifier à l’avance, analyser les problèmes et trouver des solutions, être agile et réactif à des questions et des situations, puis, très souvent, traverser une gamme d’émotions, des rires aux pleurs… Toutes ces situations se retrouvent dans le travail d’une seule journée.

7. Avoir des défis stratégiques et des possibilités de leadership

Les écoles sont des organisations fabuleusement complexes mais très stimulantes. J’ai toujours trouvé très gratifiant le défi intellectuel et personnel de bien diriger une leçon, un groupe annuel, un département ou une école. Il y a de nombreuses occasions de diriger des gens, d’organiser des événements ou des projets et de mettre des idées en action. Si je prends en compte la complexité et l’importance de l’apprentissage, je pense qu’il n’y a pas une seule autre profession où l’analyse stratégique et la dynamique interpersonnelle se mélangent de manière aussi fascinante. L’enseignement devrait être la profession n°1 des diplômés, c’est dans cette carrière que se déroule l’action !

8. Être son propre patron et créer son propre espace

Evidemment, nous avons tous des choses à faire que nous préférerions laisser de côté. Mais l’enseignement offre un degré d’autonomie fantastique. En choisissant l’enseignement, vous pouvez réaliser différentes performances… Vous êtes à la fois sur scène, en direct et dans la salle avec vos élèves, vous pouvez vous exprimer d’une manière différente de celle que vous utilisez avec les autres adultes. Ou bien, vous pouvez être sage et réfléchi, follement excentrique ou encore simple et digne. La salle de classe est votre domaine… C’est votre espace. Vous pouvez y faire bouger les choses comme vous le souhaitez. Chaque leçon vous appartient, comme vous le souhaitez… Tester des idées, explorer des tangentes ou seulement rester simple, sont diverses manières de créer notre métier, et j’adore ça.

9. Apprendre, encore et toujours

La carrière d’un enseignant est un parcours d’apprentissage sans fin. Plus vous avancez, plus vous en apprenez sur votre sujet. Vous apprenez continuellement de nouvelles compétences au fur et à mesure que vous vous engagez vers de nouvelles idées sur la pédagogie. Vous développez de nouvelles perspectives sur les questions sociales et sur l’éventail des défis personnels auxquels les gens sont confrontés… L’apprentissage se poursuit. Vous en apprenez beaucoup sur vous-même et sur la façon dont vos dispositions éthiques et politiques correspondent aux défis de la vie réelle. Vous apprenez à gérer tous les états émotionnels imaginables de ceux qui vous entourent. Vous apprenez à communiquer un message et à transformer des idées en action.

Enseigner, c’est apprendre.

10. Avoir des vacances régulièrement

Je ne suis pas d’humeur blagueuse. L’enseignement est incroyablement enrichissant, mais il est aussi très exigeant. Lorsque les vacances arrivent, nous les méritons. En général, être enseignant est le travail parfait pour fonder une famille, avoir du temps pour soi et avoir des blocs de temps pour voyager et faire d’autres choses intéressantes. Je ne relève jamais les allusions vexantes de mes amis non enseignants qui travaillent à mi-parcours ou qui ont seulement quelques jours à Noël. Tout le monde ne veut pas enseigner et tout le monde n’est pas capable de le faire. Néanmoins, ceux qui le font, méritent chaque minute de leurs vacances.

A tous les enseignants du monde… Parlons de notre profession. Il n’en existe pas de meilleure.

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