Conseil de carrière

7 mauvaises habitudes des enseignants (et comment les corriger)

Personne n’enseigne parfaitement, et là n’est pas la question. Ce qui use un enseignant compétent, ce n’est presque jamais un manque de savoir-faire : ce sont de petits automatismes, installés au fil des années et répétés sans y penser, qui finissent par grignoter le climat de classe et les apprentissages. Certains se réveillent surtout aux moments de fatigue, comme en fin d’année scolaire, quand les réserves d’énergie sont au plus bas. La bonne nouvelle tient dans le mot lui-même : une habitude se déprend. La repérer, c’est déjà avoir parcouru la moitié du chemin. Les sept qui suivent reviennent dans toutes les salles des maîtres. Pour chacune, on regarde ce qu’elle produit réellement devant les élèves, puis par quel réflexe la remplacer.

1. Crier sur ses élèves

C’est sans doute le réflexe le plus humain qui soit. Un bavardage qui repart pour la troisième fois, une consigne ignorée, une classe qui déborde à seize heures un vendredi : la voix monte presque d’elle-même. L’ennui, c’est que crier comme mode habituel de gestion de classe peut produire l’effet inverse de celui recherché.

Pourquoi c’est contre-productif

Dès qu’on hausse le ton, l’attention de l’élève tend à basculer du message vers la menace. Se protéger, se faire oublier, encaisser : voilà ce qui l’occupe désormais. Le fond de ce qu’on dit lui échappe, parce que le canal vient de se fermer. On croit reprendre le contrôle ; on parle en réalité dans le vide.

L’effet le plus durable est ailleurs. Un enseignant reste un modèle jusque dans sa façon de gérer une contrariété, et crier revient à montrer que, sous pression, la réponse consiste à crier. Les élèves observent cette manière de traiter la tension, et elle pèse sur celle dont ils apprennent eux-mêmes à réagir au conflit. Des emportements répétés peuvent contribuer à installer un climat plus tendu et à faire glisser l’autorité vers le rapport de force. Pour l’élève directement visé, une remarque criée peut aussi être vécue comme une attaque personnelle plutôt que comme un simple rappel du comportement attendu, avec le risque de fragiliser la relation avec l’enseignant.

Soyons justes : élever un instant la voix pour couper un chahut et récupérer l’attention n’a rien à voir avec le fait d’en faire un mode de gestion. Le premier est un outil ponctuel, le second une usure de tous les jours. C’est ce dernier qui coûte cher, et il figure en bonne place parmi les pratiques qui desservent le plus les enseignants.

Comment reprendre la main sans crier

Le geste le plus efficace est contre-intuitif : baisser la voix au lieu de la hausser. Dans bien des situations, baisser volontairement le ton incite les élèves à se recentrer et à écouter, plutôt qu’à couvrir le bruit par une voix toujours plus forte. On peut aussi convenir à l’avance d’un signal muet, un geste, un déplacement vers un point précis de la salle, une lumière qu’on éteint, qui rappelle le cadre sans un mot. Quant au comportement qui a vraiment dérapé, il se traite mieux à froid, après le cours, en tête-à-tête, une fois l’émotion retombée de part et d’autre. Dire posément mais fermement ce qui doit l’être, en s’appuyant sur des règles déjà connues de tous, tient bien plus longtemps que le meilleur des coups de gueule.

2. Monopoliser la parole et laisser les élèves passifs

Beaucoup de cours prennent la forme d’un long monologue, ponctué de « c’est bon pour tout le monde ? » auxquels personne ne répond vraiment. Le professeur explique, illustre, reformule. Les élèves, eux, écoutent. Ou en donnent l’apparence.

Le cours magistral permanent endort la classe

Une écoute prolongée, quand rien ne vient relayer la simple réception, devient vite difficile à tenir. Passé un long moment de flux ininterrompu, une partie de la classe a décroché, y compris des élèves qui regardent sagement dans la bonne direction. Un savoir simplement énoncé ne garantit pas qu’il sera compris, mémorisé ou réutilisé : lorsque l’élève doit aussi questionner, pratiquer, expliquer ou résoudre, il dispose de bien plus d’occasions de traiter activement ce qu’il apprend. Un cours où le professeur occupe presque toute la parole est un cours où l’on apprend beaucoup moins qu’il n’y paraît.

Rendre les élèves actifs

Il ne s’agit pas de bannir l’exposé, mais de le trouer de moments où c’est l’élève qui travaille. Une question ouverte lancée à la cantonade, un court temps d’écrit ou de manipulation, un problème qu’on laisse chercher avant de corriger, un élève qu’on fait reformuler à voix haute : autant de façons de lui renvoyer la balle. Prenons une notion qu’on déroule d’ordinaire en dix minutes de tableau. Coupons-la en deux : cinq minutes d’apport, puis une consigne brève, « trouvez un exemple, confrontez-le à celui de votre voisin », avant de reprendre. Le contenu ne bouge pas ; l’engagement, lui, change de nature. Tout l’objet de l’apprentissage actif est là : faire davantage travailler l’élève sur ce qu’il apprend, l’amener à chercher, comparer, manipuler et mettre en pratique.

3. S’enfermer dans une seule méthode pédagogique

Avec l’expérience, chacun se forge une manière de faire cours qui lui va. Le piège se referme le jour où cette manière devient la seule. Ce qui fonctionne pour nous, et pour une partie de la classe, laisse l’autre partie sur le quai.

Un format unique ne touche jamais toute la classe

Les élèves ne s’engagent pas tous de la même façon dans une activité, et une même notion peut gagner à être abordée par plusieurs modalités : la représenter, la verbaliser, la mettre en pratique, la discuter ou la relier à un problème. Le professeur qui sert toujours le même format, invariablement l’oral, ou l’écrit au tableau, ou le travail individuel et silencieux, atteint pleinement une frange de sa classe et perd le reste en chemin, le plus souvent sans le voir.

Varier les supports et différencier

Différencier ne signifie pas préparer vingt-cinq cours distincts : personne ne tiendrait, et ce n’est pas le but. L’idée est d’ouvrir plusieurs portes vers une même notion. Alterner les modalités au sein d’une séance, un temps oral, un appui visuel, un moment coopératif, un exercice écrit, suffit déjà à ce que chacun trouve la sienne. On peut aussi moduler l’exigence sur une même tâche : une consigne de base pour tous, une variante approfondie pour ceux qui avancent vite. Loin d’être une usine à gaz, la différenciation commence par une attention honnête à la diversité réelle des élèves qu’on a en face de soi. Elle a d’ailleurs un bénéfice collatéral : un enseignant qui varie ses approches s’ennuie nettement moins que celui qui récite le même scénario depuis dix ans.

4. Négliger le feedback aux élèves

Corriger dévore un temps considérable, et la tentation est grande de le réduire au minimum : une note, une croix rouge, un « à revoir » lâché dans la marge. C’est pourtant là, dans ce retour, que se joue une part décisive de l’apprentissage.

Une note n’est pas un retour

Un chiffre résume une performance, mais ne donne pas à lui seul les informations dont l’élève a besoin pour savoir comment progresser. L’élève qui décroche 8 sur 20 sait qu’il a échoué ; il ignore pourquoi, et surtout comment faire mieux. La note referme le dossier au lieu de l’ouvrir. Elle déplace même l’attention, celle de l’élève comme celle des familles, vers le classement plutôt que vers ce qu’il reste à consolider. Accompagner vraiment un élève fait pourtant partie de ce qu’on lui doit en tant qu’enseignant, bien au-delà du verdict chiffré.

Un feedback qui fait progresser

Un bon retour est précis, tourné vers l’étape suivante, et livré tant que le travail est encore frais dans la tête de l’élève. À la place d’un « à revoir » qui ne mène nulle part, un « ta démarche est juste, mais tu ne vérifies jamais ton résultat : reprends ton dernier calcul » désigne exactement le prochain pas. Inutile de tout commenter, d’ailleurs : cibler une ou deux choses réellement corrigibles vaut mieux qu’un déluge d’annotations que personne ne lira. Le feedback le plus utile n’est pas le plus exhaustif, c’est celui que l’élève peut remettre en jeu dès l’exercice d’après. Il prend tout son sens lorsque l’élève dispose ensuite d’une occasion de corriger, de réessayer ou de réinvestir le conseil reçu.

5. Négliger la préparation de ses cours

On croit souvent qu’un professeur aguerri peut entrer en classe sans filet. L’expérience aide, c’est vrai, mais elle ne remplace pas la préparation : elle permet juste de préparer plus vite. Une séance préparée trop rapidement peut se payer dans l’heure qui suit.

Improviser se voit et se paie

Une préparation trop légère se reconnaît à ses flottements. On cherche son exemple, on revient en arrière, on s’aperçoit à mi-parcours que l’exercice prévu ne mène nulle part. L’objectif reste flou, donc la progression l’est aussi, et les élèves le sentent tout de suite : dès que le fil se relâche, l’attention file. Le temps qu’on pensait gagner en ne préparant pas, on risque de le reperdre en classe, à gérer les flottements, les changements de dernière minute et les activités mal ajustées. C’est l’une des pertes de temps les plus coûteuses du métier, précisément parce qu’elle se déguise en économie. À l’inverse, une préparation solide est justement ce qui autorise à s’écarter du script quand la classe l’exige : on improvise d’autant mieux qu’on sait où l’on va.

Préparer efficacement sans y passer ses nuits

Préparer un cours ne veut pas dire rédiger un scénario minute par minute. Tout part d’une seule question, posée avant de choisir la moindre activité : à la fin de la séance, qu’est-ce que mes élèves doivent savoir ou savoir faire ? Une fois cet objectif clair, le reste se met en place plus vite qu’on ne le croit, parce qu’on sait ce qu’on cherche. Mieux vaut un déroulé souple, avec deux ou trois temps forts et une marge pour l’imprévu, qu’un minutage rigide qui vole en éclats à la première question inattendue. Et rien n’oblige à repartir de zéro chaque fois : une trame qui a fonctionné se réutilise, s’ajuste, se mutualise entre collègues. La préparation efficace n’est pas la plus longue, c’est la plus ciblée.

6. Vouloir tout faire parfaitement

Voilà une habitude qui se déguise en qualité. L’enseignant perfectionniste passe des heures à peaufiner ses supports, reprend dix fois une consigne, s’en veut longtemps pour une erreur que personne d’autre n’a remarquée. Ses intentions sont irréprochables. Ses effets, beaucoup moins.

Le perfectionnisme épuise, et déteint sur les élèves

Le perfectionnisme maintient sous tension permanente. Rien n’est jamais tout à fait prêt, jamais tout à fait assez bien, et cette insatisfaction chronique entretient une tension qui pèse jour après jour. Elle finit parfois par déborder sur les élèves. Cette exigence tournée vers soi peut se reporter sur les attentes adressées à la classe : on ne relève que les points faibles d’un travail, on oublie de saluer ce qui a été réussi, on laisse plus de place aux erreurs qu’aux progrès. À ce régime, c’est la confiance des élèves qui s’érode, et l’estime de soi avec. Poussée trop loin, et lorsqu’elle s’installe durablement, cette exigence pèse aussi lourdement sur celui qui la porte, et peut contribuer au stress chronique et au risque d’épuisement professionnel.

Viser le « suffisamment bon »

S’autoriser l’erreur n’est pas un renoncement, c’est une condition de l’apprentissage, pour l’enseignant comme pour l’élève : on ne réussit presque jamais du premier coup, et c’est normal. Le vrai travail consiste à distinguer l’essentiel de l’accessoire. Un support parfaitement mis en page mais livré épuisé ne vaut pas une trame correcte préparée l’esprit clair. Fixer des attentes réalistes, pour soi comme pour la classe, libère une énergie considérable. C’est souvent le perfectionnisme, du reste, qui fait exploser le temps de préparation évoqué plus haut : accepter le « assez bon » règle deux problèmes d’un coup.

7. Chercher à être aimé de ses élèves

Celle-ci est délicate, parce qu’elle part d’un bon sentiment. On veut que le courant passe, que les élèves se sentent bien, qu’ils aient envie de venir. Le glissement s’opère quand l’affection devient le but plutôt qu’un éventuel effet positif de la relation pédagogique, et qu’on se met à mesurer sa réussite à la sympathie qu’on inspire.

Être apprécié n’est pas un objectif pédagogique

Certains enseignants s’imaginent qu’être aimé prouve qu’on enseigne bien, et que l’inverse trahit forcément un échec. C’est une équation trompeuse. Notre responsabilité n’est pas de plaire, elle est de former, avec toute la conscience professionnelle que cela réclame. Quand le courant ne passe pas avec une classe, l’enseignant qui a fait de l’affection son étalon se remet en question, culpabilise, se croit fautif, alors que la cause tient parfois simplement à un groupe difficile cette année-là. Chercher à être aimé à tout prix conduit à lâcher sur le cadre, à éviter le conflit nécessaire, et l’on perd en autorité ce qu’on croyait gagner en popularité.

Viser le respect et la clarté plutôt que l’affection

Ce qui construit une relation solide avec une classe, ce n’est pas la recherche de son affection, c’est un cadre stable et cohérent. Des règles claires, tenues de la même façon d’un jour à l’autre, une exigence assumée mais bienveillante : voilà ce qui installe le respect. Et le paradoxe mérite d’être souligné, car l’appréciation des élèves vient généralement de surcroît, une fois ce cadre posé, jamais quand on la poursuit frontalement. Cela n’a évidemment rien à voir avec de la froideur ou de la distance. On peut être chaleureux, disponible, proche même, sans faire de l’affection le baromètre de son travail.

Comment devenir un enseignant plus efficace ?

Aucune de ces sept habitudes ne se corrige d’un claquement de doigts, et vouloir toutes les reprendre en même temps serait la meilleure façon de n’en changer aucune. Le progrès, en enseignement, avance rarement par grands bonds ; il se joue dans des ajustements modestes, tenus dans la durée.

Le point de départ le plus utile est un regard lucide sur sa propre pratique. On peut s’enregistrer sur une séance et se réécouter, inviter un collègue à observer sa classe, ou aller observer la sienne : ces échanges entre pairs offrent un regard extérieur qui fait souvent défaut quand on est seul face à ses propres habitudes. L’idée n’est pas de se juger, mais de repérer l’automatisme qu’on ne voit plus à force de le répéter. Une fois cet automatisme identifié, on en choisit un seul, et on s’y tient quelques semaines avant de passer au suivant. Corriger une habitude à la fois, c’est se donner une vraie chance qu’elle s’installe pour de bon.

Pour rendre la chose concrète, on peut l’étaler sur un mois. La première semaine, on se contente d’observer l’habitude qu’on veut changer, sans rien forcer, juste pour en mesurer la fréquence réelle. La deuxième, on teste une alternative, le signal muet à la place du cri, la question ouverte à la place du monologue. La troisième, on recueille les retours : ceux des élèves, dont le comportement en dit long, ou ceux d’un collègue qu’on a mis dans la confidence. La quatrième, on ajuste ce qui a coincé et on laisse le nouveau réflexe se stabiliser. Rien de spectaculaire, mais un cap tenu pendant plusieurs semaines peut aider à installer progressivement un nouveau réflexe.

Reste la dernière habitude, la plus discrète : celle de cesser d’apprendre. Un enseignant qui ne se forme plus, ne lit plus, n’échange plus, se fige lentement dans ses routines pendant que ses élèves, eux, changent. Rester en mouvement, se confronter à de nouvelles méthodes, accepter d’être parfois déstabilisé fait partie intégrante du métier. C’est d’ailleurs souvent dans cette curiosité entretenue qu’on puise de quoi affronter les nombreux défis du quotidien enseignant sans s’épuiser.

En résumé

Mauvaise habitudeCe qu’elle produit en classeLe réflexe à adopter
Crier sur ses élèvesCommunication perturbée, relation qui peut se tendreBaisser la voix, signal muet, recadrage à froid
Monopoliser la paroleÉlèves passifs, attention qui décroche, faible rétentionQuestions ouvertes, temps de pratique, apprentissage actif
Une seule méthodeUne partie de la classe décrocheVarier les supports, différencier l’exigence
Négliger le feedbackPeu d’indications sur la manière de progresser, focalisation sur la noteRetour précis, ciblé, tourné vers la suite
Improviser ses coursObjectifs flous, temps perdu, séance qui part de traversClarifier l’objectif, déroulé souple, trames réutilisées
PerfectionnismeSurcharge et stress, exigence reportée sur les élèvesViser le « suffisamment bon », trier l’essentiel
Chercher à être aiméCadre qui se relâche, autorité érodéePoser des règles claires, viser le respect

Questions fréquentes

Quelles sont les qualités d’un bon enseignant ?

Au-delà de la maîtrise de sa discipline, un bon enseignant sait installer un cadre clair, varier ses approches selon les élèves, et donner des retours qui font progresser. Parmi les qualités importantes figure aussi la capacité à se remettre en question sans se dévaloriser.

Comment améliorer sa pédagogie au quotidien ?

En s’attaquant à une habitude à la fois plutôt qu’en voulant tout changer d’un coup. S’observer, solliciter le regard d’un collègue, tester une nouvelle modalité sur une séance et en tirer le bilan : ces petits ajustements réguliers pèsent bien plus lourd, sur la durée, qu’une refonte spectaculaire vite abandonnée.

Quelle est la mauvaise habitude la plus importante à corriger ?

Il n’y en a pas une qui vaudrait pour tout le monde. Le meilleur point de départ est celle qui revient le plus souvent dans votre pratique et qui pèse le plus visiblement sur les apprentissages ou sur le climat de classe. C’est en la repérant chez soi, pas dans une liste, qu’on trouve le bon fil à tirer.

Pourquoi les habitudes d’enseignement ont-elles autant d’impact ?

Parce qu’elles se répètent des centaines de fois par an, souvent de façon inconsciente. Un automatisme utile démultiplie son effet ; un automatisme nuisible aussi. C’est cette répétition, plus que le geste isolé, qui façonne le climat d’une classe et la progression des élèves.

Comment motiver davantage les élèves ?

En les rendant acteurs de leur apprentissage plutôt que spectateurs, et en valorisant leurs progrès autant que leurs résultats. Un élève qui comprend à quoi sert ce qu’il fait, et qui reçoit des retours l’aidant à avancer, trouve une motivation autrement plus solide que celle dictée par la seule note.

Pour finir

Aucune de ces sept habitudes n’est un défaut de caractère. Ce sont des automatismes, contractés à l’usure du métier, et c’est précisément ce qui les rend réversibles. On ne devient pas un meilleur enseignant en se corrigeant sur tous les fronts à la fois, mais en tirant un fil, puis un autre. Choisissez-en une, celle qui vous a fait tiquer en lisant, et travaillez-la cette semaine. L’objectif n’est pas de devenir un enseignant parfait, mais de repérer ses automatismes, d’en ajuster certains et de construire, au fil des semaines, une pratique plus efficace et plus sereine. Un métier qui, au passage, mérite bien la reconnaissance qu’on lui accorde trop rarement.

Claire Belmont

Claire Belmont accompagne enseignants et parents dans la réussite scolaire des enfants de 6 à 15 ans. Forte de 15 ans de terrain, elle partage des stratégies concrètes, issues de sa pratique quotidienne en classe, pour rendre l’apprentissage motivant et efficace.